Pourquoi sommes-nous en train de nous lancer dans l’entrepreneuriat 🤔 ? Qu’est-ce qui peut vous donner envie de sortir des sentiers battus ? Qu’est-ce qui motive une personne à rejeter une vie tranquille avec un emploi à responsabilité, super intéressant et très bien rémunéré ? En fait, j’ai abandonné un poste de chef de service, que j’ai beaucoup aimé et m’a apporté un salaire très confortable à la fin du mois 💵. Ce n’était pas une décision facile à prendre !
Donc, dans cet article et podcast, je vous explique :
- pourquoi nous devenons un entrepreneur.
- comment nous prenons une telle décision malgré les injonctions de l’entreprise qui nous montrent un chemin très bien tracé.
- et quelle est la façon de prendre pour franchir cette étape.
Belle lecture et écoute !
Pourquoi se lancer dans l’esprit d’entreprise ?
L’entrepreneuriat, pour moi, c’est ce moment où l’on se retrouve au bord de l’avion, harnais accroché, le cœur battant. On a préparé le sac, on sait plus ou moins où l’on veut atterrir, mais il faut quand même décider, à un moment, de sauter. Ce premier saut, il a un goût d’inconnu, avec cette petite angoisse qui traîne : et si le parachute ne s’ouvrait pas ?
On vous dit souvent de ne pas avoir peur, mais dans la réalité, l’inquiétude est bien là , tapie dans un coin de la tête. Peut-être que la métaphore n’est pas idéale, mais elle colle à ce que l’on ressent.
Alors, qu’est-ce qui pousserait quelqu’un à se lancer ? À sauter dans le vide, sans certitude ?
De mon côté, plusieurs raisons m’ont poussé à faire ce choix.
- Depuis toujours, j’ai senti que le schéma classique n’était pas pour moi. L’école, l’entreprise, les cadres imposés : je m’y suis souvent senti à l’étroit, comme enfermé dans un moule qui ne me convenait pas.
- Une soif de liberté et d’indépendance qui ne m’a jamais vraiment quitté.
- L’envie de dégager du temps pour créer, pour travailler sur des projets personnels, comme un blog ou un podcast.
- Et, clairement, une grosse envie de voyager, de découvrir sans attendre la prochaine période de congés.
- Enfin, je crois que la vie que je vise, la qualité de vie que j’espère, ne me semble accessible que par l’entrepreneuriat. Ou alors, il faudrait être rentier, mais ce n’est pas vraiment mon cas !
Chacun a ses propres moteurs, et ces motivations varient d’une personne à l’autre.
- Parfois, il s’agit de mettre ses compétences au service de ses propres ambitions, ou d’aider d’autres personnes à avancer.
- Certains ont une passion et souhaitent la transformer en métier.
- D’autres rêvent de parcourir le monde, ou simplement de casser la routine du salariat.
- Et puis, il y a ceux qui préfèrent travailler seuls, sans équipe à gérer.
J’ai mené un sondage il y a peu sur Instagram, demandant simplement : pourquoi vouloir devenir entrepreneur ?
Voici quelques réponses qui sont revenues :
- La liberté de mener à bien ses projets, de contrôler son emploi du temps et de profiter de ses enfants.
- L’absence de hiérarchie, la gestion autonome de son organisation et la possibilité d’imprimer sa propre méthode.
- Développer sa passion, s’épanouir, vivre selon ses propres choix.
- Arrêter de travailler pour des gens qui ne partagent pas ses valeurs. Se donner enfin une vraie chance de porter ses idées jusqu’au bout.
- Le désir de créer, d’avoir un impact, de tester, d’apprendre, d’échouer, de rebondir et de grandir. Ce parcours chaotique, c’est aussi ce qui donne du sens à la vie.
Vous l’avez sans doute remarqué : il manque un élément parmi toutes ces réponses, aussi bien dans les miennes que dans celles des personnes interrogées. Personne n’a parlé d’argent 💵.
Pas une seule fois quelqu’un n’a dit : « Je veux être entrepreneur pour inventer un concept et devenir millionnaire ».
Les motivations tournent autour de la qualité de vie : profiter de sa famille, donner du sens à son quotidien, retrouver la liberté. En résumé, si l’on va au bout du raisonnement, ce que l’on cherche à travers l’entrepreneuriat, c’est d’être heureux. C’est ça, le vrai moteur.
L’argent a sa place, bien entendu, il permet de payer les factures et d’assurer le confort que l’on vise. Mais ceux qui m’ont répondu, comme moi, cherchent simplement de quoi vivre décemment, profiter de leurs proches, se sentir libres… et pour certains, voyager.
La question n’est pas tant la quantité, mais la qualité. Chacun a ses raisons, parfois différentes, parfois semblables, mais toutes sont légitimes.
Il n’y a pas de mauvaise motivation pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Même si votre ambition est financière, cela reste un objectif valable. Gagner sa vie, c’est aussi ce qui permet d’assurer le quotidien. L’essentiel, c’est de savoir ce qu’on cherche vraiment.
Salariat ou entrepreneuriat ? Chacun présente ses avantages, ses limites. Reste à savoir ce que vous voulez vraiment.
Comment trouver son pourquoi ?
Certains savent depuis longtemps qu’ils veulent entreprendre, mais peinent à identifier leur réelle motivation.
Si vous vous reconnaissez là -dedans, il est temps de creuser. Trouver la raison profonde, celle qui vous portera quand le doute s’installera, c’est ce qui fera la différence au moment de franchir le pas.
Pour ma part, impossible de me défaire de la comparaison avec le saut en parachute. (Promis, la prochaine fois, je changerai de registre.)
Comment trouver ce fameux « pourquoi » ?
Je vous propose un exercice simple : accordez-vous une heure, au calme, seul avec de quoi écrire. Notez sur une page tout ce qui, aujourd’hui, ne vous satisfait pas dans votre quotidien et que l’entrepreneuriat pourrait transformer.
Si je me replonge quelques mois avant mon propre passage à l’entrepreneuriat, voici le genre de choses que j’aurais écrites :
- Devoir sortir tous les matins et affronter les transports en commun m’épuisait.
- Le stress au travail était devenu trop lourd, la pression trop forte.
- J’étais arrivé au point où ce travail avait des conséquences sur ma santé.
Une fois cette liste dressée, prenez une nouvelle page et décrivez votre vie idéale en tant qu’entrepreneur :
- Maîtriser mon emploi du temps.
- Passer plus de temps avec mon enfant, limiter les heures de nounou ou de crèche.
- Travailler sur des projets qui me stimulent vraiment.
- Partager mes compétences avec ceux qui en ont besoin.
- Travailler Ă la maison, ou mĂŞme Ă distance, en voyageant si je le souhaite.
En mettant tout cela à plat, vous verrez émerger votre propre moteur : refuser de continuer à vivre ce qui ne vous convient plus, et avancer vers la vie que vous désirez.
Gardez cette raison bien en vue, notez-la, affichez-la sur votre bureau ou votre frigo, peu importe, mais ne la perdez jamais de vue.
Si vous souhaitez partager ce qui vous anime, je serais ravi de le découvrir sur Instagram.
Comment se passe le début d’une vie entrepreneuriale ?
Comment prenons-nous la décision de nous lancer dans l’entrepreneuriat ?
Une fois que le désir est là et que votre « pourquoi » est clair, il reste à passer à l’acte. Beaucoup restent coincés dans le confort du quotidien, hésitant à franchir la ligne. Ce n’est pas propre à l’entrepreneuriat, c’est vrai pour tout changement majeur.
Sortir de sa zone de confort, avouons-le, ça fait peur. J’ai moi-même longtemps laissé mes rêves en suspens, abritée par la sécurité d’un emploi stable, jusqu’à ce qu’un événement inattendu vienne tout bouleverser et raviver la flamme. Ce n’est qu’en étant bousculée que j’ai vraiment avancé.
Tout le monde n’a pas la chance de vivre un déclic aussi fort. J’ai eu ce coup de pouce, même s’il n’était pas agréable sur le moment. Mais parfois, ce sont justement les imprévus qui nous réveillent.
J’admire sincèrement celles et ceux qui se lancent uniquement poussés par leur volonté. Même avec une motivation solide, prendre ce genre de décision n’a rien d’évident. Face à ce choix, rester ou avancer, plusieurs étapes émotionnelles s’enchaînent.
Prendre une décision et apprivoiser ses émotions
Au début, c’est un véritable tourbillon d’émotions. On imagine souvent le pire : finir sans ressources, devoir repartir de zéro… Notre cerveau, programmé pour la prudence, cherche tous les scénarios catastrophes possibles.
La peur s’invite dans la réflexion, car le changement dérange, tout simplement.
Pour dépasser cette phase, il est utile de prendre du recul, de s’accorder du temps pour souffler et réfléchir de façon plus posée. Que ce soit en partant en week-end, en lisant, ou en s’accordant une activité détente, l’essentiel est de mettre de la distance avec le flot d’inquiétudes.
Puis, carnet en main, il s’agit de reprendre la réflexion, cette fois de manière rationnelle : que se passe-t-il si je me lance ? Et si je ne tente rien ? Faites la liste des avantages et des risques, soyez honnête, objectif, sans vous mentir à vous-même.
À ce stade, il y a souvent plus d’arguments « pour » que « contre » dans la colonne « Je me lance ».
Inclure vos proches dans la réflexion est aussi précieux. Ceux qui partagent votre quotidien seront forcément concernés par votre choix, qu’il s’agisse de votre conjoint, de vos parents, de vos enfants.
Leur avis compte, à condition qu’ils vous soutiennent et croient en votre projet. Méfiez-vous des discours défaitistes, bien souvent dictés par la peur du changement. Si leurs réactions vous freinent, invitez-les à prendre du recul et à réfléchir avec vous, en toute objectivité. Expliquez-leur ce que vous ressentez, la vie que vous espérez après ce virage.
Comment faire face aux démotivateurs ?
Dans cette période de choix, certains se tournent vers la méditation ou la prière pour trouver le courage d’y aller. Si cela fait sens pour vous, n’hésitez pas à puiser dans vos croyances, elles peuvent apporter un vrai soutien.
Après toutes ces étapes, l’esprit est plus clair. On sent que la décision est proche, qu’il est temps d’y aller. Ce moment-là demande de se projeter : imaginez-vous déjà dans votre nouvelle vie. Concrètement. Visualisez votre quotidien, vos horaires, votre environnement. Cette projection rend la transition moins abstraite, elle prépare le cerveau à accueillir le changement.
Plus on visualise cette vie à venir, plus l’objectif devient concret, accessible. Certains prennent même le temps de créer un moodboard, d’afficher des images qui incarnent leurs objectifs.
La dernière étape, c’est celle de l’action. Prendre une décision, c’est bien, mais tout repose sur le passage à l’acte. Il faut s’engager pleinement, avec détermination, pour donner toutes ses chances à ce choix.
Oui, même les décisions les plus réfléchies ne mènent à rien si l’on ne s’investit pas à fond. Il faut en avoir envie, vraiment. Avec cet état d’esprit, rien ne peut vous barrer la route.
7 conseils pour prendre une grande décision
Lorsqu’on fait un choix, il faut tout mettre en œuvre pour que ce soit la meilleure décision possible. Rien n’est automatique, tout demande engagement et passage à l’action.
Doriane Baker Tweet La formule magique pour commencer…
La fameuse recette miracle pour se lancer dans l’entrepreneuriat ? Mauvaise nouvelle, il n’en existe pas. Chacun doit construire sa propre méthode. Mais voici comment, concrètement, j’ai franchi le pas.
Une fois ma décision prise, j’ai d’abord cherché à sécuriser des revenus. Impossible pour moi de tout quitter sans un minimum de sécurité financière. J’ai sollicité mon réseau, pris contact avec d’autres entrepreneurs de confiance, multiplié les échanges pour recueillir conseils et opportunités.
L’un de mes contacts m’a parlé d’une mission freelance parfaitement adaptée à mon profil. En moins d’un mois, tout était calé.
Avec ce filet de sécurité, j’ai fixé une date de départ raisonnable, quatre mois plus tard, ce qui m’a laissé le temps de préparer ma sortie et de m’assurer de mes droits (cela compte, on ne peut pas prévoir tous les imprévus, autant anticiper autant que possible).
Lettre remise aux RH, le compte à rebours était lancé. Plus question de faire marche arrière.
Examen du premier semestre de l’entrepreneuriat
Devenez entrepreneur : sachez pourquoi, décidez et prenez des mesures !
Pour garder le cap et franchir les étapes sans s’éparpiller, voici les points clés à garder en tête :
- Commencez par clarifier ce qui vous motive Ă devenir entrepreneur. Gardez ce moteur bien visible, il vous servira de boussole.
- Faites un choix, ne laissez pas vos envies s’endormir. Prenez le temps d’analyser les avantages et les risques, discutez-en avec vos proches, et faites le tri entre les soutiens et les voix qui freinent vos élans.
- Si besoin, offrez-vous un temps d’introspection, de méditation ou de prière. Nos croyances sont parfois d’un grand secours pour traverser les moments de doute.
- Projetez-vous dans votre vie future. Imaginez le quotidien que vous visez, visualisez-le autant que possible.
- Agissez, concrètement. Mettez en place un plan de sécurité : droits à l’allocation chômage, soutien du conjoint, missions freelance, ou lancement progressif de votre activité pour générer un peu de chiffre d’affaires avant de quitter votre emploi.
- Fixez-vous une date pour partir, et préparez votre transition avec soin. Ce délai vous offrira le temps de structurer votre nouvelle vie et d’anticiper les démarches nécessaires.
- Si vous en avez la possibilité, faites une pause entre votre vie d’employé et celle d’entrepreneur. Prendre le temps d’installer un nouvel environnement, de créer son espace de travail, c’est aussi façonner sa nouvelle identité.
- N’oubliez pas les démarches administratives : statut, déclarations, aides éventuelles. Et ne vous lancez pas dans des missions freelance sans être déclaré, cela vous éviterait bien des soucis.
Vaincre la peur d’embarquer en quelques étapes
Ce qu’on regrette le plus, ce ne sont pas les erreurs, mais les occasions manquées.
Steve Jobs Tweet Pour aller plus loin, prenez le temps de regarder le discours de Steve Jobs à Stanford en 2005. Ce témoignage m’a profondément marqué. Les jours de doute, il me redonne toujours un coup de fouet.
