Voici la liste de tout ce que vous devez faire pour être libéré de son travail en 10 jours ! Si vous suivez ce plan, je vous promets que vous sortirez dans 10 jours !
Jour 1 : Venez travailler tard (encore)
Arriver en retard une fois ou deux, passe encore. Mais si l’idée vous prend d’accumuler les retards, chaque matin, sans jamais faire profil bas, alors préparez-vous à faire grimper la tension. Entrez bruyamment, multipliez les regards appuyés sur l’horloge, faites de votre retard un sujet de conversation. Les regards agacés des collègues finiront par en dire long, et côté direction, la patience fondra comme neige au soleil.
Jour 2 : Prenez trois heures de pause déjeuner alors que l’équipe croule sous le travail
Imaginez la scène : le service s’active sur un dossier stratégique, chacun jongle avec les urgences… sauf vous, parti savourer un long repas au restaurant, téléphone en mode silencieux. Les appels entrants restent sans réponse, les messages s’accumulent. Pendant que les autres rament, vous prolongez la pause comme si de rien n’était. Un moyen redoutable pour semer la frustration.
Jour 3 : Lancez quelques rumeurs bien senties
Glissez une phrase lourde de sous-entendus à la machine à café : « Vous avez remarqué Vincent et Malika ces derniers jours ? Toujours ensemble, même après la fermeture… » Ce genre de remarque suffit à installer une ambiance pesante. Les bruits de couloir se répandent vite et, très vite, l’atmosphère devient irrespirable.
Jour 4 : Passez la journée à visionner des vidéos sur votre écran
Rien de tel pour afficher son désengagement que de passer ses heures de bureau devant des vidéos, sans même chercher à le dissimuler. Quand on vous croise à la cafétéria, n’hésitez pas à raconter que vous n’avez aucune tâche urgente. Les emails restent sans réponse, le travail s’accumule, votre réputation de touriste s’installe.
Jour 5 : Multiplication de plaintes et d’état d’âme
Le bruit du réfrigérateur, les réunions trop tôt, la préparation du rendez-vous client… Tout devient prétexte à se plaindre, et tous les sujets sont bons à ressasser. Faites-le savoir à qui veut bien l’entendre, collègues et managers compris, sans jamais proposer la moindre piste d’amélioration. L’ambiance s’alourdit, la lassitude se propage.
Jour 6 : Posez un arrêt maladie le vendredi (encore)
Un petit rhume le vendredi, pour la troisième fois ce mois-ci, et voilà le service qui s’organise une nouvelle fois sans vous. Le détail qui fâche : publier dans la foulée vos photos de week-end sur Facebook. De quoi alimenter les conversations dès le lundi suivant et faire naître quelques soupçons.
Jour 7 : Prenez rendez-vous avec les RH pour parler jours de congés restants
Demander un entretien pour s’enquérir du solde précis de vos congés, et surtout, insister pour savoir comment les faire rémunérer lors d’un départ, c’est le genre de questions qui ne laisse guère de doute sur vos intentions. Le message, à demi-mot, est limpide : vous préparez déjà la suite.
Jour 8 : Négligez votre présentation et adoptez un look désinvolte
Arriver au bureau sans avoir pris la peine de soigner son apparence, troquer les chaussures pour des tongs, voilà qui ne passe jamais inaperçu. Rapidement, votre négligence s’impose comme une évidence et finit par écorner votre crédibilité aux yeux de tous.
Jour 9 : Dénigrez ouvertement votre supérieur
Envoyez un message bien senti à toute l’équipe pour démontrer, point par point, l’incompétence de votre manager. Soulignez vos propres qualités, suggérez que vous feriez mieux à sa place, peu importe votre expérience. L’effet boomerang ne se fait jamais attendre : ce type de sortie ne s’oublie pas.
Jour 10 : Provoquez un incident avec un client
Si, après tout ça, vous êtes encore là, il reste une carte à jouer : déclencher un accroc avec un client. Une remarque déplacée, un comportement inadapté lors d’un rendez-vous, et la direction n’aura plus d’autre choix que de réagir. La sortie devient alors inéluctable, le rideau tombe presque instantanément.
Certains comportements suffisent à précipiter la rupture, même dans les organisations les plus patientes. Reste à savoir si la sortie que l’on provoque est vraiment celle que l’on souhaite…

